Puis-je nourrir mon bébé dès sa naissance ?


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Si votre bébé se porte comme un charme, il n’y a aucune raison de différer le moment de lui donner le sein ou le biberon, selon ce que vous avez décidé. Toutes les études ont montré que l’alimentation précoce réduit la perte de poids, dite « physiologique », que tout nouveau-né subit après sa naissance.

Elle est de toute façon beaucoup moins importante qu’elle ne l’était autrefois où l’on condamnait le tout-petit un jeune absurde de vingt-quatre, voire quarante-huit heures. Certains sont très endormis et doivent être stimulés pour téter, d’autres, en revanche, sont tout de suite affamés.

Comprendre l’appétit du nouveau-né

L’appétit de votre enfant dépend en grande partie de sa morphologie. S’il est du genre glouton, les rations dites « standard » risquent de ne pas être suffisantes. Mais le plus avide peut également avoir des baisses de régime, s’endormir sur votre sein ou sur la tétine. C’est peut-être le signe qu’il a besoin de faire un petit rot. Dès que vous l’aurez aidé, il se sentira mieux et pourra continuer son repas. D’autres bébés, en revanche, ne tètent pas vigoureusement et s’endorment facilement deux à trois fois au cours d’un même repas. Ils ont besoin d’être stimulés. Ces bébés-là auront besoin d’une alimentation plus fragmentée, c’est-à-dire de biberons fréquents avec des doses moindres. Si le bon sens veut que l’on ne réveille pas un bébé qui dort, il faut cependant être attentif à ce que votre petit prenne les quantités nécessaires, c’est-à-dire au moins cinq repas par jour, surtout s’il est né en période de forte chaleur, car alors ses besoins en eau sont accrus.

Les régurgitations après ou pendant la tétée

Tous les bébés régurgitent quand ils font leur rot. Mais il peut arriver que les régurgitations aient lieu un autre moment et qu’elles soient abondantes. Elles ont alors une odeur caractéristique très acide et la consistance du lait caillé. Si elles ressemblent à des vomissements, elles peuvent révéler l’existence d’un reflux gastro-œsophagien qu’on peut tenter de soigner avant de se lancer dans des investigations complémentaires. Il faut également savoir si votre bébé ne présente pas une intolérance aux protéines du lait de vache, plus fréquente qu’autrefois. Il y a quelques années, on condamnait la valse des laits. Aujourd’hui, on s’aperçoit que nombre de bébés voient leur digestion s’améliorer à la suite d’un changement de lait, sans que l’on en connaisse réellement l’explication, sans qu’il s’agisse de problème d’intolérance, mais simplement de digestibilité de tel ou tel lait.

Suivre l’évolution du poids de bébé

Quel que soit le mode d’alimentation (sein ou biberon) de votre bébé, il est nécessaire de le peser régulièrement, une à deux fois par semaine, sans être pour autant une obsédée de la balance. Il est important, dans un premier temps, de savoir s’il « prend » suffisamment, surtout si vous allaitez et avez un doute sur la quantité de lait. En moyenne, un bébé grossit durant les deux à trois premiers mois de 800 à 900 g par mois, 1,2 kg pour les plus affamés et de forte constitution, 600 g pour les plus menus.