Résoudre les problèmes de bébé sans faire appel aux grand-mères


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Souvent, les réactions de bébé ne sont pas inquiétantes et les conseils ou remèdes de grand-mères ne sont pas toujours judicieux…

Quand bébé appelle la nuit, les grand-mères ont la solution !

Vos grand-mères diraient : « Laisse-lui un biberon dans son lit, le lait a des vertus somnifères ». Le lait n’a pas spécialement de propriétés endormissantes, un petit qui a faim a surtout besoin que l’on réponde sa demande. Même chez un enfant en âge de tenir seul un biberon, c’est-à-dire vers 9-10 mois, il est préférable d’être contre l’idée de laisser un biberon dans le lit de l’enfant. On ne sait pas comment le bébé va le boire. Va-t-il le vomir, faire prendre une fausse route son lait ? Il est préférable de lui laisser une tétine dont la succion l’apaisera et lui permettra de se rendormir… S’il n’a pas déjà pris l’habitude du pouce, bien meilleure en tout cas pour l’aider s’endormir. Il est parfois nécessaire de changer ses couches pour lui rendre le confort qu’il attend. Si vous êtes en voyage, le sac à langer sera un accessoire très utile…

Mon bébé a une petite mine

Pour les grand-mères, « Tu devrais augmenter sa dose de viande rouge ». Il y a du vrai dans cette idée de viande rouge qui donne des forces. Un bébé pâlot peut être anémié par manque de fer, c’est fréquent. Or c’est dans les viandes rouges, les légumes verts et le jaune d’œuf que l’on trouve du fer. Pour des raisons de quantité de graisse dans le jaune, mieux vaut ne pas abuser des œufs, mais privilégier la viande rouge et les légumes verts n’est pas une mauvaise idée.

Cela ne veut pas dire qu’il faut augmenter les quantités quotidiennes de viande rouge, mais en donner plus fréquemment. Ne négligez pas pour autant le poisson et le poulet dont on sait qu’ils sont les meilleurs apports de protides (car ils contiennent très peu de graisse), indispensables au développement de l’organisme et source d’énergie. Si cette petite mine persiste, parlez-en au médecin qui fera réaliser un bilan sanguin et prescrira une supplémentation en cas de carence.

Il vous semble que bébé est un peu malade

« C’est courant chez un bébé ! Tu lui donnes un Peu de paracétamol et tu le déposes la crèche. Ni vu ni connu » ! C’est les conseils que vous donneraient les grand-mères. On ne pourra pas facilement le démontrer objectivement, on peut être intimement convaincu que les bébés heureux et bien dans leur peau sont moins malades que les autres. Un bébé qui n’a pas envie d’aller la crèche ou chez sa nourrice est plus souvent malade. Il ne faut pas croire non plus que les petites maladies sont un symptôme de mal-être chez un tout petit, car, bien sûr, il y a tous les problèmes d’immunité, d’immunologie, d’allergie.

On peut aller la crèche le cœur content, pour y retrouver quinze copains qui toussent et ont le nez qui coule, on en revient forcément avec une petite maladie. Mais si un enfant gardé par une nourrice est trop souvent malade, il n’est pas mauvais que ses parents fassent une enquête auprès des parents des autres enfants gardés par la nounou pour savoir comment les petits vivent cette garde… C’est un des aspects de la vraie psychosomatique… La tristesse et le stress ont une influence sur les défenses immunitaires, qui peuvent perdre de leur importance.

Bébé est nauséeux et à un peu fiévreux

« Tu le gardes au chaud et la diète une journée. Demain, il sera sur-pied ». On met encore les enfants à la diète… Pas une diète complète, mais ce que nous appelons une diète « hydrique ». Si un enfant a une diarrhée aiguë pendant douze à vingt-quatre heures, on lui donnera des solutions caloriques contenant tout ce dont il a besoin pour ne pas se déshydrater et couvrir ses besoins en sel, en potassium, en bicarbonate… Et, bien sûr, on interrompra les biberons de lait chez le tout-petit (sauf le lait maternel). Ce n’est pas vraiment une diète puisqu’on lui procure des calories.

Pour les enfants plus âgés

Chez les enfants plus âgés, on constate que certains n’ont pas faim lorsqu’ils sont malades. Cela n’a pas beaucoup d’importance, il suffit de leur donner à boire de l’eau sucrée et du bouillon de légumes. En général, ils ont un début de diarrhée, et certaines infections font même vomir (indépendamment des gastro-entérites). C’est le cas des angines, notamment, qui se compliquent de difficultés pour avaler qui ne donnent pas très envie de manger.

En revanche, l’enfant a souvent soif, ce qui vous permet de lui faire avaler ces liquides, par petites quantités pour éviter qu’il ne vomisse. Si cela est possible, il est bon de compléter ce régime liquide par des bananes qui apportent du potassium. Mais si l’enfant réclame à manger, même et surtout s’il a de la fièvre, il faut le contenter. Quant à le couvrir, c’est tout le contraire de ce qu’il faut faire pour aider la fièvre à tomber.

Bébé est grognon

« Donne-lui un gâteau, ça va l’occuper » diront les grand-mères. Un enfant grognon est souvent, en effet, un enfant qui a faim. On ne le sait pas forcément, mais un petit a besoin de quatre à cinq, voire six prises alimentaires par jour (particulièrement les petites filles, d’après ce qu’on peut constater), car il passe souvent par des phases hypoglycémiques entrainant des troubles de l’humeur. L’enfant n’a pas forcément la sensation d’avoir faim, mais s’il grogne, se montre irritable ou nerveux, c’est que son estomac lui lance un appel.

Une demande d’attention

Cela dit, toutes les demandes d’attention que vous adresse votre enfant ne doivent pas être satisfaites par un biscuit… loin de là. Une attitude grincheuse peut aussi être la manifestation d’un désir de vous voir vous occuper de lui. Ce problème de la réponse alimentaire systématique à une demande de l’enfant est particulièrement sensible chez les petits gardés par des nourrices, tout à fait gentilles mais qui n’ont pas su trouver d’autres solutions pour canaliser les changements d’humeur du petit. C’est très ennuyeux, car cette suralimentation crée des cellules graisseuses qui ne disparaitront pas. Elles peuvent rester vides, mais elles sont toutes disposées à se remplir et faire des petits obèses.

Le jeune enfant se plaint d’avoir mal aux jambes

« C ‘est normal, il grandit ! » Vous diront les grand-mères. Si un enfant se plaint d’avoir mal aux jambes, ce malaise ne peut pas être imputé à la croissance. L’existence même des douleurs, dites « de croissance », est discutée. Il arrive qu’un petit refuse de se mettre debout un matin au réveil ou, s’il accepte de se lever, boîte et se déplace difficilement. Les médecins diagnostiquent alors parfois un « rhume de la hanche ». Ils font faire une radio du bassin sur laquelle on peut voir apparaitre, d’un côté, un gonflement des parties molles. Le mot de « rhume » induit l’idée d’infection ou d’inflammation, or, (sauf exception car il existe des arthrites chez les tout-petits), il s’agit le plus souvent d’une manifestation post-traumatique. Il arrive que les bébés qui commencent à marcher, vers 2 ans, tombent et se relèvent sans que l’on ait pris vraiment conscience du traumatisme causé par leur chute.

La position à son importance

Ou encore ils peuvent rester assis longtemps dans une position très particulière et inconfortable, une jambe partant sur le côté, par exemple. il arrive aussi qu’ils s’endorment, un pied coincé dans un barreau du lit. Il semble que ces fameux « rhumes de la hanche » soient souvent la conséquence de ces incidents. D’ailleurs, trois jours de repos et un peu d’aspirine en viennent généralement à bout. Mais il existe effectivement de véritables arthrites infectieuses, pour lesquelles le mot « rhume » est assez impropre car il minimise le problème. Elles nécessitent, en général, une hospitalisation de trois semaines, avec immobilisation de la jambe en extension. Heureusement, elles sont assez rares. Alors, méfiez-vous des certitudes des grand-mères !